Pour les fans de Diablo, l’année 2026 commence sous le signe de la célébration et de l’ambition : Blizzard souffle les 30 bougies de la franchise avec une stratégie qui va bien au‑delà d’un simple retour nostalgique. Plutôt que de ressortir les mêmes classiques, l’éditeur lance un programme coordonné d’extensions et de mises à jour sur l’ensemble des titres de la licence — Diablo II: Resurrected, Diablo IV et Diablo Immortal — et pose au centre de cette célébration une nouvelle classe jouable, le Stregone (Warlock). L’idée est simple et puissante : proposer un archétype partagé, décliné à la manière propre à chaque époque de Sanctuarium.

Reign of the Warlock : Diablo II: Resurrected se renouvelle

Le premier acte de ce plan s’appelle Reign of the Warlock, une extension pour Diablo II: Resurrected qui marque un tournant. Après plus de 25 ans, ajouter une classe jouable est un geste fort. Le Stregone dans D2R n’est pas une simple copie de classes existantes : il repose sur le contrôle, la manipulation et la transformation des démons. Au lieu de voir dans les créatures de l’Enfer uniquement des menaces à abattre, le Stregone peut s’en servir comme ressources tactiques, en les liant, en les invoquant ou en les altérant pour retourner le champ de bataille.

Reign of the Warlock introduit aussi des changements concrets pour le endgame : des actes « Terrorizzati » modifiables via des consommables qui augmentent la difficulté et, par conséquent, les récompenses ; des statues mystiques à collectionner qui, combinées, débloquent des affrontements uniques contre des Antichi Colossali ; et de nouvelles mécaniques de progression pour renouveler la boucle de jeu. En complément, Blizzard enrichit l’expérience avec des outils de confort comme des filtres de loot, des « chest tab » améliorés pour organiser les butins, et un système de Chronache qui traque l’héritage des chasses et octroie des récompenses additionnelles.

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Diablo Immortal : une expérience mobile qui s’affirme

Du côté mobile, Diablo Immortal ne se contente pas d’un contenu cosmétique : la roadmap 2026 prévoit un retour retentissant d’Andariel, la Dame de l’Angoisse, et surtout l’intégration progressive du Stregone. Dans Immortal, le Stregone est décrit comme un praticien des magies interdites des Vizjerei, capable d’asservir des créatures redoutables comme le Soulgorger et de forger un lien de domination très puissant avec ses familiers démoniaques.

Le contenu à venir est vaste : nouvelles zones, événements, collaborations et une campagne étendue. La ville de Lut Gholein fait son retour, revisitée en deux quartiers contrastés — un Rione popolare chaotique et un Rione elevato plus sinistre — soulignant la capacité d’Immortal à mêler nostalgie et renouvellement. Pour Blizzard, Immortal est un terrain d’expérimentation continue, où chaque mise à jour vise à garder l’univers vivant et à faire évoluer l’expérience multijoueur mobile.

Diablo IV : Lord of Hatred et un Stregone à la fois sombre et métallique

Diablo IV entre dans la danse avec une expansion ambitieuse, Lord of Hatred, prévue pour le 28 avril. Ici, la thématique est résolument épique : la montée en puissance de Mefisto et le conflit direct avec des forces colossales. Blizzard introduit deux nouvelles classes dans cette extension — le Stregone et le Paladin — placées comme des contrepoids éthiques et esthétiques. Le Stregone de Diablo IV incarne une violence plus brute et spectaculaire : chaînes métalliques, flammes et pouvoirs qui tordent l’essence même des damnés.

Lord of Hatred n’est pas qu’un ajout de classes : le système de fin de jeu est également revu. Les Piani di Guerra (Plans de Guerre) offrent des parcours d’activités personnalisables, permettant aux joueurs de choisir leurs défis et d’optimiser leurs sessions. Les Eco dell’Odio (Echos de la Haine) ajoutent des rencontres rares et exigeantes, pensées pour tester les builds les plus sophistiqués. La campagne amène aussi les joueurs en Skovos, une région aux accents méditerranéens, riche en histoire et dangereuse, qui fait office de théâtre pour l’affrontement contre le Seigneur de la Haine.

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Une approche transversale : une classe, trois visages

Ce qui rend cette initiative particulièrement intelligente, c’est la volonté de Blizzard d’imaginer le Stregone non pas comme une simple importation uniforme, mais comme un concept modulable : même archétype, mais interprété différemment selon les contraintes de chaque jeu. Dans D2R, c’est la manipulation des démons et une approche tactique ; dans Immortal, la figure du magicien interdit et du manipulateur de créatures ; dans D4, une incarnation plus violente et symbolique, presque « métallisée ». Cette cohérence thématique crée un fil rouge pour les joueurs qui suivent la franchise, tout en respectant l’identité propre à chaque titre.

Ce que cela signifie pour la communauté

  • Un renouveau pour les vétérans : les joueurs de longue date retrouvent de l’enthousiasme grâce à de nouvelles mécaniques et défis.
  • Une invitation pour les nouveaux venus : les extensions créent des points d’entrée variés selon les plateformes (PC, consoles, mobile).
  • Un équilibre entre nostalgie et innovation : Blizzard évite la simple repompe du passé en apportant des systèmes contemporains pensés pour le jeu moderne.
  • Des opportunités pour les compétiteurs et les créateurs de contenu : nouveaux builds, boss, et phases de jeu final qui génèrent du spectacle et du contenu à diffuser.
  • Et maintenant ?

    La communication de Blizzard montre une stratégie réfléchie : synchroniser des actualisations sur plusieurs produits pour que l’anniversaire agisse comme un événement fédérateur. Les joueurs ont désormais de bonnes raisons de garder un œil sur les dates clés — sortie de Reign of the Warlock, roadmap d’Immortal et lancement de Lord of Hatred — car l’ensemble dessine une année intense pour Sanctuarium.

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    Pour qui suit la franchise, 2026 s’annonce donc comme une opportunité rare : retrouver l’ADN du jeu tout en découvrant des réinventions audacieuses, et manipuler, d’une façon ou d’une autre, la puissance redoutable du Stregone à travers trois époques différentes.

    By Octave